L’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique (EISA), en partenariat avec le Département des affaires politiques, de la paix et de la sécurité (DPAPS) de la Commission de l’Union africaine, par l’intermédiaire de son Unité Démocratie et Élections (DEU), a organisé avec succès une formation de trois jours à l’observation électorale à l’intention des membres du Parlement panafricain (PAP), du 12 au 14 novembre 2025 à Pretoria, en Afrique du Sud. Cette formation, qui a réuni plus de quarante membres du PAP et du personnel du Secrétariat, s’inscrit dans le cadre du mandat plus large de l’EISA visant à renforcer la gouvernance démocratique continentale en développant les capacités techniques des organes régionaux et continentaux chargés de la supervision des élections.
En ouvrant le programme, S.E. le chef Fortune Charumbira, président du Parlement panafricain, a souligné le rôle crucial d’élections crédibles et transparentes pour préserver la trajectoire démocratique de l’Afrique. Il a insisté sur la responsabilité du PAP de défendre la volonté du peuple et a mis en lumière la contribution inestimable des parlementaires aux missions d’observation électorale de l’Union africaine (MOEUA).
Les équipes d’experts de l’EISA, en collaboration avec Africna Union, ont conçu et dispensé la formation, en l’ancrant dans les cadres normatifs et juridiques de l’Union africaine, notamment la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (2007), la Déclaration de principes régissant les élections démocratiques (2002) et les Lignes directrices de l’UA pour l’observation et le suivi des élections (2002).
Grâce à une combinaison de théorie et d’exercices pratiques, l’EISA a initié les parlementaires à la méthodologie d’observation de l’Union africaine, aux rôles et responsabilités des observateurs tout au long du cycle électoral, au code de conduite des observateurs et à la structure des systèmes de rapport de l’Union. Ces connaissances techniques sont essentielles pour garantir une observation électorale de qualité et méthodologiquement cohérente sur l’ensemble du continent.
L’accent a été mis sur le développement des compétences pratiques, l’EISA facilitant la formation à la mobilisation des parties prenantes, à la collecte d’informations, à l’observation directe et indirecte, à la triangulation des données et au signalement des incidents. Grâce à des exercices basés sur des scénarios, des simulations et des études de cas structurées, les participants ont pu s’exercer à appliquer les outils d’observation éprouvés de l’EISA en situation réelle. Ainsi, les parlementaires ont non seulement compris les fondements théoriques de l’observation électorale, mais ont également pu les mettre en pratique sur le terrain.
Outre les compétences techniques, l’EISA a orienté les discussions sur les implications plus larges de l’observation électorale en matière de gouvernance, soulignant comment les données issues des OMUEA éclairent les réformes institutionnelles, renforcent la responsabilité et consolident le contrôle législatif. Une attention particulière a été portée au suivi et à la mise en œuvre des recommandations des OMUEA, un domaine où l’influence législative du PAP est essentielle. Cette formation a ainsi positionné le PAP non seulement comme un organe d’observation, mais aussi comme un partenaire de long terme dans la promotion des réformes électorales et la consolidation démocratique.
Les participants ont également partagé leurs réflexions sur la formation et ont exprimé des commentaires positifs à son sujet, soulignant que sa dispensation en anglais, en français, en arabe et en portugais garantissait l’inclusion et l’accessibilité pour la diversité linguistique des représentants au sein du Parlement panafricain. Cette approche multilingue a renforcé l’engagement et permis un apprentissage collectif plus approfondi.
Les parlementaires ont souligné la responsabilité cruciale du PAP dans le suivi des conclusions de la mission d’observation électorale de l’UA, à travers ses rôles législatif, de plaidoyer et de contrôle. Ils ont également insisté sur leur volonté de soutenir activement les futurs efforts d’observation électorale de l’UA, en s’appuyant sur les connaissances et les compétences acquises lors de la formation. De nombreux participants ont fait état d’une nette amélioration de leur compréhension des méthodologies, approches et normes d’observation électorale de l’Union africaine, soulignant comment les exercices pratiques, les simulations de cas et les orientations techniques de l’EISA ont renforcé leur confiance dans leur capacité à mener une observation professionnelle, impartiale et crédible. Globalement, ils ont réaffirmé que le renforcement des capacités d’observation contribue à consolider l’intégrité électorale, le constitutionnalisme, la responsabilité et la confiance du public dans les institutions démocratiques sur le continent.
Le programme s’est conclu par une cérémonie de certification attestant de la réussite des évaluations préalables et postérieures. En guise de clôture, la direction de l’UA a salué l’engagement de longue date de l’EISA à soutenir l’Union africaine et les Communautés économiques régionales dans le renforcement des processus démocratiques, l’amélioration de l’intégrité électorale et la promotion de la paix et de la stabilité. Grâce à cette formation, l’UA a élargi son vivier d’observateurs électoraux qualifiés et renforcé la capacité du Parlement panafricain à contribuer de manière significative à la tenue d’élections crédibles et pacifiques sur le continent.